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Le fibrome, aussi appelé myome, méiomyome ou encore fibromyome utérin est une tumeur bénigne, c’est-à-dire non cancéreuse, situé à différente localisation de l’utérus. Il apparait généralement chez les femmes à partir de l’âge de 30 ans, avec des tailles et des nombres  variant d’une personne à l’autre.

Dans la majorité des cas, une femme ignore qu’elle a un fibrome, puisque celui-ci ne présente aucun symptôme (asymptomatique). Cependant, il peut provoquer des saignements menstruels abondants, des saignements en dehors des règles pouvant conduire à une anémie, des douleurs, des envies fréquentes d’uriner, une distorsion ou un gonflement du bas-ventre. Les conséquences les plus graves restent les problèmes de fertilité et les grossesses compliquées.

 

Prévention du fibrome

Bien que les causes du fibrome reste encore floues jusqu’à ce jour, les facteurs de risque sont connues. Il s’agit de :

  • L’origine: les femmes afro-américaines et africaines ont 3 à 4 fois plus de risque d’avoir un fibrome par rapport aux femmes caucasiennes
  • L’hérédité: les femmes dont la mère a ou a eu un fibrome est plus sujettes à l’avoir également
  • Femmes qui n’ont pas eu d’enfant

Néanmoins, il est tout de même possible de prévenir le fibrome en maintenant un poids corporel normal et en restant physiquement active. De cette manière, les graisses, lesquelles sont productrices d’œstrogène, ne s’installent pas.

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Traitements du fibrome

En général, le fibrome asymptomatique ne nécessite pas de traitement. Cependant, lorsque celui-ci est nécessaire, le médecin doit prendre en compte plusieurs facteurs tels que la gravité des symptômes, le désir d’avoir ou non des enfants, l’âge, …

Ainsi, il existe plusieurs alternatives:

  • Les traitements non chirurgicaux : Il s’agit de traitements avec des médicaments à base d’hormones. L’inconvénient est que ce type de traitement ne convient pas forcément à toutes les femmes, surtout celles qui désirent des enfants. Aussi, son efficacité est limitée à seulement 50 % pour un an. Et même si certains réduisent le volume du fibrome et agissent efficacement sur les symptômes, les effets indésirables sur le long terme font de ceux-ci une solution temporaire.

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  • Une embolisation : Lorsque les fibromes sont multiples, le médecin peut proposer ce qu’on appelle une embolisation, c’est-à-dire l’injection d’un produit dans les artères de l’utérus, afin de stopper la vascularisation de ceux-ci. Cette solution est offerte aux femmes qui ne veulent plus d’enfants mais qui souhaitent tout de même conserver leur utérus.
  • Les solutions chirurgicales : Les solutions chirurgicales sont proposées, lors de l’échec des traitements cités ci-dessus. Là encore, plusieurs facteurs doivent être étudiés, comme la localisation et la taille des tumeurs, ainsi que l’âge de la patiente, …

Il existe alors deux interventions possibles :

  • La myomectomie qui consiste à retirer seulement le fibrome. Elle est efficace de 80 à 90 % sur les symptômes et est destinée aux fibromes situés dans la cavité utérine.
  • L’hystérectomie ou ablation de l’utérus, qui est efficace à presque 100 %. Elle permet de retirer les fibromes situés sur la paroi externe de l’utérus, ainsi que dans le muscle utérin. Pour ce dernier cas, la chirurgie n’est envisagée que lorsqu’il y a des symptômes et que la tumeur mesure 5 à 6 centimètres.

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