La tuberculose demeure un fléau infectieux majeur, particulièrement dans les pays en voie de développement. Dans 25 % des cas, la localisation de la tuberculose est extra-pulmonaire dont l’atteinte ganglionnaire est la plus fréquente. L’adénopathie tuberculeuse est le plus souvent unilatérale, unique et isolée. La localisation cervicale est de loin la plus fréquente

La tuberculose ganglionnaire est une forme évoluée de tuberculose, toujours précédée d’une primo-infection pulmonaire. La bactérie causale se nomme Mycobacterium tuberculosis ou bacille de Koch et est transmise par voie aérienne.

Incubation :

Au stade initial :

                 
     
 
 

Guérison associée à une calcification cicatricielle du granulome 3

 

 

Persistance du foyer infectieux 4

 

 
 
     
 
   

Formes extra-pulmonaires de tuberculose

 

1La bactérie atteint les poumons, il se forme un granulome inflammatoire au sein du parenchyme pulmonaire, c’est la primo-infection qui est souvent asymptomatique.

2L’incubation dure d’un à trois mois et passe en général inaperçue. Parfois, une fièvre modérée, autour de 38° et une fatigue peuvent être ressenties par le patient.

3 Dans 90 % des cas, la primo-infection est contrôlée par le système immunitaire, la tuberculose est alors dite « latente » le bacille reste présent dans le corps, mais le système immunitaire empêche sa multiplication. Une calcification cicatricielle du granulome est visible longtemps après la guérison sur une radiographie pulmonaire,

 

4 Dans 10 % des cas, le bacille n’est pas suffisamment contrôlé par le système immunitaire, la tuberculose est dite « active » avec un risque d’évolution vers une maladie tuberculeuse avec des formes extra-pulmonaires de tuberculose.

 

Stade extra-pulmonaire

Si la bactérie gagne les ganglions lymphatiques, c’est la tuberculose ganglionnaire une forme non contagieuse. Cette forme de tuberculose se voit chez l’enfant, les personnes en précarité et surtout chez celles ayant un système immunitaire affaibli, comme les sujets atteints du VIH ou les alcoolo-tabagiques.

Le bacille de Koch peut aussi rejoindre d’autres organes tels que l’os, le rein, l’appareil génital, le larynx et les enveloppes telles que la plèvre (du poumon), le péricarde (du cœur), les méninges.

 

Symptômes :

Tuberculose_ganglionnaire

 

La tuberculose ganglionnaire se caractérise par : l’apparition d’une augmentation du volume des ganglions lymphatiques ( adénopathie).

  • Au début, cette adénopathie est indolore, avec des ganglions de consistance ferme au toucher et sans adhérence aux plans profonds tissulaires.

 

  • Environ deux ans plus tard, les ganglions se ramollissent et peuvent présenter des fistules qui perforent la peau. A ce stade, on constate des signes dits d’imprégnation bacillaire comme une fatigue ( asthénie), amaigrissement, perte d’appétit, fièvre le soir et sueurs

 

Diagnostique 

Le diagnostic de la tuberculose ganglionnaire se base sur plusieurs examens.

  • Une radiographie des poumons permet d’évaluer l’état des poumons et de rechercher d’éventuelles lésions.
  • Une ponction d’un ganglion tuméfié afin de réaliser un examen direct du liquide au microscope et identifier le bacille de Koch après une coloration spécifique.
  • Une biopsie nécessaire pour réaliser un examen anatomo-pathologique du ganglion.
  • Une culture sur milieu spécialisé peut être faite pour identifier précisément les germes et réaliser un antibiogramme..

 

Sans titre2

 

Le traitement

Sans titre3

 

Chaque pays a un protocole propre pour traiter la tuberculose ganglionnaire. En général, le traitement consiste en l’administration de plusieurs antibiotiques pendant 6 mois. Les plus utilisés sont l’isoniazide, l’éthambutol, la pyrazinamide, et la rifampicine.

Ce traitement doit être pris tous les jours le matin à jeun et le respect des doses et de la durée du traitement est primordial. Des corticoïdes par voie générale sont associés. La surveillance est essentielle car les rechutes sont fréquentes et il existe de nombreuses résistances, notamment chez les personnes infectées par le VIH. Dans ces cas, d’autres antibiotiques sont utilisés.