HEPATITE B

 

A – DÉFINITION :

L’hépatite B est une infection virale (Virus VHB) qui provoque une inflammation du foie en détruisant ses cellules.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) c’est un problème majeur de santé publique. Dans le monde, environ 240 millions de personnes seraient atteintes d’une infection chronique due au virus de l’hépatite B avec environ 780 000 morts par an !

L’Afrique, l’Asie et l’Amérique du Sud sont les plus touchés.

Madagascar affiche un taux de prévalence de 23% en hépatite B, c’est l’un des plus élevés en Afrique. Un Malgache sur quatre serait alors atteint de l’hépatite B. Et l’OMS classe Madagascar en zone d’endémie en hépatite B.

B – CAUSES ET FACTEURS DE RISQUE :

Le virus se transmet par :

– le passage dans le sang d’une personne saine du sang ou d’autres fluides corporels provenant d’une personne infectée : les écoulements menstruels, les sécrétions vaginales
séminales, la salive et les liquides issus d’une plaie.
– la transmission de la mère à l’enfant qui est le mode de propagation le plus courant dans les zones de forte endémicité. L’apparition d’une infection chronique est très fréquente pour les nourrissons infectés par leur mère ou avant l’âge de 5 ans.

Les précautions à prendre pour éviter la transmission :

Utilisation systématique de préservatifs pendant les rapports sexuels et éviter l’échange de seringues usagées.
Chez l’entourage du malade, il faut éviter l’échange de matériels en contact avec le sang (brosses à dents, rasoirs, ciseaux à ongles, matériels d‘épilation, etc.).

C – LES SYMPTÔMES :

L’infection débute par une période d’incubation silencieuse d’environ 2 à 6 mois.
– La phase aiguë de la maladie est asymptomatique dans 90 % des cas ! Mais certains patients peuvent présenter une anorexie, douleur au foie, nausées et jaunisse (ictère). Dans de rares cas, l’hépatite aiguë peut dégénérer en hépatite fulminante, mortelle dans 90 % des cas.
– Chez certaines personnes, le virus de l’hépatite B peut occasionner une infection chronique du foie susceptible d’évoluer ultérieurement en cirrhose hépatique ou en cancer du foie.

D – LE DIAGNOSTIC :

Seuls les examens complémentaires permettront de confirmer qu’il s’agit bien d’une hépatite B.

E – EVOLUTION DE L’HÉPATITE B :

90% des cas évoluent spontanément vers la guérison.
10% des cas évoluent vers la chronicité dont 2 cas sur 3 peuvent présenter une hépatite chronique active qui pourrait évoluer vers une cirrhose puis vers un cancer du foie.
Le tiers des cas restera asymptomatique et hors de danger toute leur vie.

F – TRAITEMENT DE L’HÉPATITE B :

En début d’hépatite, à la phase aiguë : repos, arrêt de certains médicaments (contraceptifs oraux par exemple), arrêt de toute boisson alcoolisée sont les seules mesures à prendre.
Seule l’hépatite B chronique active est traitée par des médicaments spécifiques : antiviraux oraux.

G – PRÉVENTION :

Le vaccin contre l’hépatite B est la clé de voute de la prévention de cette maladie : il est efficace et assure une
immunité durable.
L’OMS recommande d’administrer ce vaccin :
– à tous les nourrissons dès que possible après leur naissance, et de préférence dans les 24 heures qui suivent
– chez tous les personnels de santé.

 

* En cas de symptômes importants ou d’aggravation, orienter systématiquement le patient vers le médecin.

 

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